Luçay Permalnaïck

Luçay Permalnaïck est né le 2 avril 1952 au Portail à Piton Saint-Leu.

Après sa scolarité primaire dans les écoles de son quartier, puis des études secondaires au collège d’enseignement général de Piton Saint-Leu et au lycée Roland Garros du Tampon il entre dans l’Education nationale comme instituteur en 1971. Il occupe les fonctions de  conseiller pédagogique lecture en zone d’éducation prioritaire dans les Hauts de Saint-Leu en 1990, puis de directeur après avoir réussi le concours interne de professeur des écoles en 1999.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, Luçay Permalnaïck milite pour la défense de la langue créole, notamment comme membre de l’équipe Lékritir Oktob 77, et en faveur de l’éducation globale pour tous au sein de l’UFOLEP Réunion en 1992 et comme secrétaire général la Ligue Française de l’Enseignement et de l’Education Permanente en 1994.

Retraité de l’Education nationale depuis 2007, il continue de défendre l’instruction pour tous et les valeurs d’égalité, solidarité, épanouissement, éducation globale (savoirs, sport, santé) qui sont les siennes.

Très intéressé par la culture universelle et vouant un amour immodéré à son île, il se passionne aussi pour l’écriture sous toutes ses formes.  Il publie un récit de voyage indien, Parfums de Mémoire, en 2008, la traduction en créole réunionnais du Code Noir en 2012,  et un roman historique, Langaman, ou l’amour érigé en dogme de vie, en  2017.

Luçay Permalnaïck dirige et rédige également plusieurs ouvrages sur des quartiers de Saint-Leu et autres : Les 32 plus belles balades à la Réunion (Villot Pélican, UFOLEP, topo-guide) Zonbriyèr (Ligue Enseignement), Bras-Fusil (Ligue Enseignement),  Bois-de-Nèfles Piton, mémoir nout ti kartié, (Contrat de Ville St Leu).

Les cinq auteurs de Nénènes

Les cinq auteurs de Nénènes.

Céline HUET

Céline HUET est née en 1963 à Saint-Pierre.

De 1982 à 2005, elle a publié dans des recueils collectifs de poésie en langue créole parus aux Éditions Udir et aux Éditions K’A (Créolie, Ile-Femme, Poèmes d’elles, Poèmes pour le millénaire, Grand Livre d’Or de la Poésie Réunionnaise, Vers d’autres Iles, Les Iles rebelles, Rougay lo mo, Kinz an K’A).

Aux Éditions Udir elle a participé aux recueils de nouvelles collectives (Rimeurs slameurs et autres rencontres, Je reviens d’une île) et aux recueils de contes collectifs (Noèl au pays de Grand-Mère Kalle, Contes et croyances populaires de La Réunion tome 1 et 2)

Nombres de ses textes ont été mis en musique par le Groupe Mascareignas, Joël Manglou, Dominique Mingui, Natacha Tortillard, Patricia Philippe, Judith Profil (Kaloune), Amélie Burtaire.

Lauréate du Prix LanKréol 2015, catégorie nouvelle (In zourné déor)

Œuvres :

• Maloya pour la mer (poésie et nouvelle) Éditions Réunion, 1989

• Kapkap marmay (conte) Éditions UDIR, 2001

• Ti Jean et autres contes (contes bilingues) Éditions UDIR, 2006

• Bises et bisbilles (Dalonaz é shamayaz) (nouvelles), Éditions UDIR, 2010 (nominé pour le prix RFO du livre en 2010)

• Karèm Kozé (Fonnkèr), Surya Editions, 2010

• Zarlomo (catalogue de mots français/Kréol), Surya Editions, 2015

• Le Lexikréol Français/Kréol, Orphie, Déc. 2016

• Ti-Jean i trouv in dodo (conte bilingue) Éditions Auzou, 2017

• Gardien Bassin-Boeuf (conte bilingue) Éditions Auzou, 2017

• Contes et Nouvelles (recueil collectif) :

• Lo promié papa Noèl (conte) Éditions UDIR, 2010

• Diguiligue la vi (nouvelle) Éditions LanKRéol 2012

• Saint-Leu dann kèr la révol (nouvelle) Éditions LanKRéol 2013

• In zourné déor (nouvelle) Éditions LanKRéol 2015

• Grandiab la fèss an lor (conte bilingue) Éditions UDIR, 2015

• Le boul dofé (conte bilingue) Éditions UDIR, 2017

• La goutte d’eau et La face cachée dans Nénènes porteuses d’enfance, Éditions Pétra, 2017

Traductions :

• Noèl Granmèr Kal (Le noël de Grand-Mère Kalle de Jean-François Samlong) Éditions UDIR, 2010

• Madame Flavigny (Madame Flavigny de France-Line Fontaine) Éditions UDIR, 2015

• Sandragon voiyazèr (Le sandragon voyageur de Peggy Loup Garbal), Éditions UDIR, 2015

• Kontan oir aou ti bébé (Bienvenue petit bébé de Jacques Luder) Éditions Orphie, 2016 (Prix Premières Pages)

• Venante (Venante de Laurence Toussaint) Éditons UDIR, 2017

• Éloi Julenon, lo préfé Noir (Éloi Julenon, le préfet Noir de Isabelle Hoarau) Éditions Orphie, 2017


Isabelle Hoarau

Isabelle Hoarau est née en 1955 à Saint-Pierre. Anthropologue, écrivain jeunesse, conteuse et journaliste, elle a publié de nombreux contes qui sont devenus aujourd’hui des classiques. Engagée dans la défense du patrimoine, de la nature, elle anime des ateliers et des rencontres autour de la littérature de la Réunion.

Formation :

• Doctorante en anthropologie en ethnobotanique – Université de la Réunion

• Journaliste au journal « Les nouvelles » à Tahiti – 1999 – 2000

• Formatrice, conférencière et intervenante en littérature et contes.

Quelques titres de littérature jeunesse :

• Eloi Julenon, le préfet noir, Editions Orphie, 2017

• Mais pourquoi donc le requin marteau est-il marteau ?, Editions du cyclone, 2016

• Le cadeau de la sirène, album jeunesse, Editions Orphie, 2015

• Contes de l’Ile de la Réunion, 2014

• Le dodo, mythes et légendes, 2013

• Contes et légendes de l’Ile de la Réunion, Editions Orphie, 2013

• Le rêve bleu, Surya Editions, 2012

• Comment le désert a disparu, Editions Reflets d’ailleurs, 2011

Romans et recueils :

• Les chants du silence, Editions Orphie, 2008

• Des îles à l’horizon, Editions Orphie, 2009

• Recueil Nouvelles de l’océan Indien, Editions reflets d’ailleurs, 2011

• Recueil Nouvelles de la Réunion, Editions Magellan, 2013

• Nouvelles  Réunnionisme , Editions Orphie, 2015

• Recueil de nouvelles Nénènes, porteuses d’enfance, Editions Petra, 2017

• Théâtre Tapkal, le royaume des nuages, Editions du 20 décembre, 2018

Prix et distinctions :

• Chevalier des Arts et des lettres, 2014

• Sélection du prix Ecrivains de mer à Concarneau pour Des îles à l’horizon, 2009

• Prix jeunesse du salon insulaire d’Ouessant : album Ma boite à bonheur, 2008


Monique MERABET

Née le 25 février 1949, à Piton Saint-Leu, Monique MERABET a enseigné les mathématiques au lycée. Lectrice passionnée, elle écrit depuis une vingtaine d’années, poèmes, contes, nouvelles, haïkus… dans lesquels elle s’attache à retranscrire les émerveillements de son environnement réunionnais, son amour pour l’île natale, en français ou en créole.

Plus récemment, elle s’intéresse aux  compositions subtiles du haïbun et du tanka-prose, formes d’écriture qui s’adaptent bien à traduire les petits bonheurs de la vie.

Elle est régulièrement publiée dans L’écho de l’étroit sentier, la revue de l’AFAH (Association Francophone des Auteurs de Haïbuns) et a participé à des anthologies (poèmes, haïkus, haïbuns dont certains ont été sélectionnés au concours des éditions L’iroli)) à des revues (Regards, Gong…) à des recueils collectifs de nouvelles regroupant des auteurs réunionnais.

Au sein d’une association Laféladi, elle anime aussi des ateliers d’écriture (souvent centrés sur le haïku) auprès de scolaires et des lectures auprès des déficients visuels.

Parmi ses publications, on peut citer notamment: L’île du non retour (poèmes aux Éditions Surya en 2010), 3 feuilles sur la treille (haïkus en collaboration avec Danièle Duteil et Janick Belleau, Éditions L’iroli, 2013), Au bout de l’index (haïkus bilingues français/créole aux Éditions L’iroli, 2015) et en 2017, deux nouvelles dans un collectif  Nénènes, porteuses d’enfance  aux Éditions Petra, et en 2018 Le rire des étoiles, recueil de tanka-prose aux Éditions du Tanka Francophone

On peut aussi la retrouver sur son blog : http://patpantin.over-blog.com qu’elle alimente régulièrement de poèmes brefs, haïbuns et tanka-prose et de photos, au fil des jours.


Huguette Payet

Née à l’Île de La Réunion en 1944 de parents créoles, je continue toujours à y vivre même si, pendant quelques uns de mes congés, je suis allée quelques fois voir ailleurs…

Après l’obtention d’un baccalauréat classique, j’ai suivi la formation d’institutrice à l’École Normale de Saint-Denis, débouchant sur le CAP primaire. J’ai ainsi découvert les écoles rurales de l’Est de l’île et la diversité des genres de vie de mes petits élèves créolophones de milieux très modestes. Il fallait tout inventer pour pallier les manques de toutes sortes. Chaque jour m’enracinait dans ma carrière d’enseignante, nous enracinait, car mon conjoint enseignant lui aussi, et moi, occupions toujours des postes doubles. L’attachement au pays natal avec sa langue créole, sa diversité raciale, culturelle, botanique et géologique reste toujours le sel de notre vie.

Puis, un beau jour, je prends la décision de réaliser un autre rêve : celui de faire des études d’Allemand. J’avais toujours en mémoire l’érudition de l’un de mes professeurs d’Allemand de l’époque: M.Espinasse ! Nouvelle formation à l’IUFM pour enseigner le Français et l’Allemand au collège. Et, cerise sur le gâteau avec l’ACAR : l’accompagnement des élèves aux séjours linguistiques en Allemagne! Le charme des collègues allemands, les progrès en langue pour tout le groupe, le printemps avec ses fleurs et ses asperges nouvelles, la route enchantée des contes, les grands musiciens classiques, le camp de concentration de Buchenwald et le mur de Berlin, debout puis démoli afin d’en tirer les conclusions pour l’humanité, la correspondance épistolaire enfin et surtout l’amitié pérenne nées de notre partenariat, sont toujours vivants dans tous les cœurs. Le départ à la retraite est passé par là en 2003.

Mes cartes-atout ont été:

• l’écriture de poèmes aux vers libres ou celle de courtes nouvelles pour des «concours-dehors» (l’Hexagone) auxquels j’ai été assez souvent primée.

• les dessins-aquarelle pour illustrer les textes (les miens y compris) destinés à la jeunesse, écrits par les membres de l’association Laféladi (créée en 2004), dont je fus la présidente, jusqu’à l’année dernière.

• ‘écriture de contes : Le violon de Tonton Pierre (chez Orphie) ou celle de haïkus , Mon panié létchi à laquelle m’a initiée mon amie Monique Mérabet, l’une des cinq fées de l’association.

• la musique traditionnelle de La Réunion du groupe Vavangue, reprise par le musicologue Jean-Pierre Laselve, décédé l’an dernier. Mes instruments  préférés sont le banjo et l’accordéon diatonique. Un flonflon d’accordéon met une couleur à l’ouverture ou à la fermeture d’un Salon du livre.

En juin 2017, paru aux Editions UDIR dans Contes et croyances populaires de La Réunion, mon texte Le secret du puits. En novembre 2017, parues chez Pétra dans Nénènes porteuses d’enfance, mes deux nouvelles :  Le revers de la médaille  et Un tête à tête inattendu.


Monique Séverin

Née en 1954 à Saint-Joseph, co-rédactrice de la première édition du Dictionnaire Kréol-Français (Océan Editions, 1987) d’Alain Armand, Monique Séverin milite en faveur de la reconnaissance de l’identité réunionnaise. Auteure de nouvelles, textes poétiques et d’un roman, elle suit un fil rouge, celui de la difficulté à se penser dans des univers « bâtards », incertains, mais susceptibles d’enfanter le meilleur. Représentation littéraire des tensions qui habitent une société plurielle peinant à se définir, mais aussi volonté de marquer, dans l’écriture, lesdites tensions, par l’usage du français, du créole, et d’une langue tierce.

Eléments bibliographiques :

• Némésis et autres humeurs noires, nouvelles (Editions Caribéennes, 1989)

• Poèmes en créole dans Zétoil katrèr (UDIR, 1990)

• Femme Sept peaux (L’Harmattan, 2003)

• Madame Sans Langue, dans Nouvelles de La Réunion (Magellan, Miniatures, 2013)

• Opus incertum, texte poétique (Surya Editions, 2014)

• La Bâtarde du Rhin, roman (Vents d’ailleurs, 2016)

• Bad nénène et Elle, la mère dans Nénènes, porteuses d’enfance (Petra, 2017)

Gilles Gérard

A La Réunion depuis 1981, l’auteur a multiplié les approches des sociétés de l’Ouest de l’océan Indien. Après des travaux en  Langue et Culture chinoise, dans sa déclinaison india-océanique sur « Les Réunionnais d’origine chinoise » (1986), puis « Les Seychellois d’origine chinoise » (1988), il entame une formation en anthropologie qui aboutit en 1996 avec une thèse sur « Le choix du conjoint en société créole »  soutenue à l’Université de La Réunion. Ce travail sera publié, en e.book, sous le titre « Mariaz la pa badinaz, le choix du conjoint à La Réunion ».

Dès 1994 il commence  un partenariat avec le musée Stella Matutina, en particulier pour l’exposition « Visages de l’usine » avec le photographe Yann Arthus Bertrand et l’édition d’un catalogue sur les anciens ouvriers de cette usine sucrière.

Responsable pédagogique de cette structure muséale, il multiplie les participations à diverses expositions dont « Café et esclavage », en 1998, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’abolition, puis « Photos d’hier, regards d’aujourd’hui, mémwar, mounwar », en  2003.

Il effectue ensuite durant plusieurs années des recherches historiques sur les familles esclaves dans le cadre d’une thèse en histoire, sous la direction de Sudel Fuma, qui sera soutenue en 2011 à l’Université de La Réunion. Ce travail sera éditée l’année suivante aux Editions L’Harmattan sous le titre : « Famiy maron ou la famille esclave à Bourbon ».

Dans une recherche permanente de compréhension des particularités et des structures de la société réunionnaise, l’auteur aborde sous des angles souvent plus historiques qu’anthropologiques certaines des « faces  cachées » ou méconnues de cette société.

Cela se concrétise par de nouveaux ouvrages, toujours aux Editions L’Harmattan.

Suite aux commémorations du 150ème anniversaire de la révolte des esclaves de Saint-Leu, un travail de recherche poussé, à la suite des travaux de Sudel Fuma, permet la découverte de nouvelles données sur cet événement et propose une grille de lecture particulière ; cela se retrouve dans le titre même de l’ouvrage paru en 2015 : « La guerre de 1811 ou la révolution des esclaves de Saint-Leu en 1811. »

L’intérêt pour les formes de résistances à l’esclavage, présent dans  la recherche sur les familles d’esclaves et sur la révolte, se décline à nouveau avec la parution en 2016 du livre « Des esclaves sous le fouet, le procès Morette à l’ïle Bourbon », écrit en collaboration avec la romancière Martine Grimaud. Ce livre, basé sur des archives complètes d’un procès d’assises en 1846, en particulier de nombreux témoignages d’esclaves victimes « d’actes de barbarie et de traitements inhumains », présente une structure particulière, combinant analyse historique, documents d’archives et récits de fictions sur la vie des esclaves décédés.

L’ouvrage sur le récit de vie de Franswa Sintomer, militant culturel réunionnais, s’inscrit à la fois dans l’histoire de la départementalisation depuis la seconde moitié du 20ème siècle mais également  dans l’analyse des processus de résistance, base de l’action de ce personnage.

Divers autres travaux sont consultables, en particulier sur le site http://famille-esclave.pagesperso-orange.fr/ qui présente les bases de données sur les reconstituions de familles d’esclaves en 1848 et qui est en enrichissement permanent.

On peut également y retrouver une étude sur l’esclave Furcy, menée en collaboration avec une Sue Peabody, historienne américaine, qui devrait dans quelques temps trouver une concrétisation littéraire.

Enfin, les recherches actuelles de l’auteur, toujours dans les mêmes orientations, portent sur des engagés oubliés de la mémoire collective, des Polynésiens et Abyssins venus peupler La Réunion dans la décennie suivant l’abolition de l’esclavage.

Thierry Gauliris

Baster, mon pei mon lémé

C’est sur le chemin de l’école que Thierry Gauliris, à peine âgé de 16 ans en 1981, apprend que son cousin Alain Joron veut mettre en place une association dans le quartier de Basse-Terre-les-Bas à Saint-Pierre.

Toutes les personnes, adultes comme enfants sont conviées. On met en place rapidement les différents ateliers. Thierry devient responsable de l’atelier musique. La première cassette Mouvman kiltirel Basse-Terre sort en octobre 1983 avec plus d’une quinzaine de productions, de nombreux tubes ( Marmay lontan, La montane, Gawe, Alon danse, Inn ti manzel, … ).

Thierry Gauliris propose 30 ans après un livre de photographies sensibles et de textes engagés. Baster, mon pei mon lémé, c’est le regard du « marmay gayar » qui photo-journaliste jusqu’en 1995 immortalise sur pellicules des scènes de vie qui inspirent toujours le groupe, un livre dont les récits transmettent les émotions, les sensations d’images où des femmes et des hommes trimballent avec elles une malle pleine de vie.

Baster, mon pei mon lémé marque le début d’une nouvelle relation entre la musique et la littérature pour l’ artiste.

Isabelle Kichenin

© J-N.Enilorac.

« Avec Gourmande, paru en 2017 aux éditions Orphie, Isabelle Kichenin signe un premier roman « inspiré, profond et haletant »*. L’auteure y livre un tableau sensible et actuel de l’île de La Réunion où elle a grandi et vit toujours.

Elle s’amuse avec les mots depuis l’enfance, écrivant d’abord de la poésie puis de courtes fictions. Après avoir exercé le métier de libraire parallèlement à des études de Lettres modernes, elle embrasse la carrière de journaliste, traquant pendant 12 ans la poésie de l’humain derrière les faits.

Blogueuse sur la plateforme Mondoblog de RFI, elle y publie de la poésie et de très courtes fictions. L’un de ces textes deviendra l’incipit de Gourmande, premier roman qu’elle publie à l’âge de 44 ans, abordant le thème des violences sexuelles faites aux enfants.

Isabelle Kichenin anime des ateliers d’écriture bienveillante en direction de publics confrontés à des violences.

* Le Journal de l’Ile, 7 janvier 2018.

Site internet : https://wopeisabellekichenin.com/

Emmanuel Genvrin

© Philippe Moulin.

Emmanuel Genvrin est né en 1952, d’un père normand et d’une mère belge. Il a un oncle et un parrain malgaches et des souvenirs familiaux en Haïti.

Il exerce comme psychologue à La Réunion où il fonde le théâtre Vollard en 1979 pour lequel il écrit et met en scène une vingtaine de pièces et trois livrets opéras.

Il est acteur dans de nombreux films et téléfilms et se lance dès 2013 dans l’écriture de nouvelles pour la revue Kanyar, et aujourd’hui Indigo et Lettres de Lémurie.

En 2016, Gallimard édite son premier roman, Rock Sakay, tandis qu’un second, Sabéna, est en préparation.

Pierre Appolinaire Stephenson

Pierre  Appolinaire Stephenson est né le 23 juillet 1953 à Cayenne (Guyane Française).  Il est père de cinq enfants.

Passionné par la nature, la forêt guyanaise,  la vie associative et le contact avec les jeunes, il passe sa jeunesse comme louveteau chez les Eclaireurs de France, et adhère ensuite à un club service. Il pratique de nombreuses activités physiques et sportives. Notamment le karaté qu’il enseigne depuis plus de 30 ans au club « SEIROKYU SAMOURAI, » qu’il a créé.  Ancien président de la ligue guyanaise, Il est ceinture noire 3° dan de karaté et 3 ème degré de tonfa.

Pierre Appolinaire Stephenson débute sa vie professionnelle comme  enseignant,  puis la termine comme commandant de police.  Toujours passionné par l’enseignement, il a créé et dirigé le centre régional de formation de Police Nationale de la  Guyane.

La lecture et la poésie ont toujours bercé son univers familial. Curieux de tout, ses sources d’inspiration sont diverses et multiples, mais son point d’ancrage reste La Guyane. En 2004, il participe à la publication d’un ouvrage regroupant une sélection de poètes guyanais, intitulé  « Traversée de la poésie guyanaise ».

Il est par ailleurs, l’auteur des recueils remarqués : « Mots mêlés, » paru en 2010 et « Incandescences » en 2011, aux Editions du Panthéon à Paris. Certains de ses poèmes sont étudiés à l’école (Ex : « Le vieux tambouyin », « A toi jeune »). D’autres ont fait l’objet de montages présentés au public lors de différentes manifestations culturelles.

En novembre 2014, Pierre Appolinaire Stephenson publie «  Les Fables  de Guyane », aux éditions Orphie, qui connaissent un succès tant en Guyane, qu’ailleurs. La même année, il collabore à la publication de l’ouvrage «  Embarquez pour les Îles du Salut » de Catherine David, aux éditions Orphie.  Quatre de ses poèmes sont sélectionnés et publiés dans l’ouvrage pédagogique à destination des collégiens et lycéens «  20 poèmes de Guyane » de Sandra Ho Choun Ten.

En novembre 2016, Pierre Appolinaire Stephenson publie « Les Fables  de Guyane, pour les enfants et leurs parents » aux Editions Orphie, qui connaît le même succès que le précédent. A la même période, il publie trois contes inédits dans «  Les Contes de Peter Pian», un ouvrage collectif édité par le magasine « Une saison en Guyane ».

 

“ L’ESPRIT DES FABLES DE GUYANE.
UN PETIT RAPPEL HISTORIQUE.

Si Jean de Lafontaine est considéré comme le père des fables, on ne doit pas oublier qu’il s’est beaucoup inspiré d’un illustre ancêtre, Esope. Qui était Esope, dit « le boiteux ? Un Nubien, (donc Africain, ) né il y a environ 2500 ans, devenu esclave et emmené en Phrygie. Ses fables mettaient en scène des animaux de sa naissance, pour dénoncer les travers de ses maîtres. La morale de chacune de ses fables met en exergue les qualités morales, telles : la prudence, l’habileté, l’ingéniosité (Ex : Le lion et la souris.) Véritable traité de lutte contre l’adversité, Esope le boiteux, se bat contre son maître XANTHOS « LE BLOND », avec ses armes.

Jean De LA FONTAINE qui était déjà un poète reconnu a eu le génie de transformer les fables d’Esope en des textes poétiques courts, agréables, avec une morale qui se situe tantôt à la fin, tantôt au début, ou parfois suggérée.

UN CONSTAT :

La Guyane est la seule région française et européenne sur le continent sud-américain. Donc, elle est  est la seule à posséder la flore et la faune afférentes.

La situation économique actuelle qui se dégrade à cause de plusieurs facteurs imbriqués, entraîne des dérives sur le plan comportemental de notre jeunesse, ainsi que les adultes. On constate notamment une recrudescence des incivilités et des actes délictuels, voire criminels.

L’observateur que je suis, du fait de mes fonctions précédentes, ainsi que ma qualité d’écrivain et de poète, me forcent à me poser la question : «  Que faire pour amener ma petite pierre à l’édification d’une société guyanaise meilleure, sans prendre à parti quiconque.

LE DECLIC : 

« Mon écriture est la somme de mes lectures et de mon vécu et de mes expériences. » 

Souvent, pour chercher l’inspiration ou pour composer, je me rends sur un sentier en forêt ou au Vieux Port de Cayenne. En ce qui concerna la première fable : ce jour-là, je déambulais dans un layon, sur le sentier Vidal. Au loin, j’ai aperçu un agouti à la recherche de sa nourriture. Tout à coup, une feuille sèche de cécropia (bois-canon), s’est détachée avec un léger bruit. Surpris, De suite l’agouti après avoir fait un bond, a détalé à toute vitesse. Sur le coup, j’ai bien ri de sa frayeur. Puis, en réfléchissant un peu, une fois à maison, je me suis à table et ai crée ma première fable «  L’agouti effrayé. »

Quelques jours après,  j’étais au Vieux Port de Cayenne, mon attention a été attirée par une aigrette dans l’eau, jusqu’aux  cuisses, entrain de pêcher. Elle a ramené un gros crabe, qu’elle a eu du mal à gober. J’ai composé la seconde fable « L’aigrette et le crabe. »

  Je les ai lues à quelques personnes de mon entourage et devant leur réaction positive,  j’ai décidé de me lancer, avec tout ce que cela comporte de travail de recherches, de documentation et d’exigence littéraire.

Là je me suis mis à « travailler » sérieusement les fables. Une rencontre fortuite avec la directrice littéraire des Editions Orphie à Cayenne, m’a permis de lui présenter mon manuscrit. Ainsi a commencé mon aventure avec « LES FABLES DE GUYANE, »  le tome 1 »

Entretemps, mes petits-enfants me titillaient afin que je leur compose des fables et des histoires. Après leur en avoir écrit quelques-unes et les avoir «  testées » sur eux, je me suis laissé prendre au jeu, surtout que la demande m’avait aussi été faite par des enseignants qui souhaitaient que les fables soient plus adaptées aux enfants. Après trois années de travail, les Editions Orphie, m’ont encore faite confiance et publié à compte d’éditeur «  LES FABLES DE GUYANE, pour les enfants et leurs parents, » que je vous présente aujourd’hui.

LES OBJECTIFS :

Ils sont le pendant des constats effectués : Décrire les travers de l’Homme, en servant des animaux de la Guyane qui sont les acteurs de chacune de mes fables, afin de les amener à réfléchir et à s’améliorer.

Car, les fables ont une valeur pédagogique et moralisatrice. En situant chacune dans un lieu différent, l’objectif est d’amener les jeunes à s’approprier leur territoire. La description des animaux et leur lieu de vie leur permettent d’appréhender leur biotope. Donc, d’acquérir des compétences transversales, tout en découvrant l’histoire de la fable.

Enfin, le dernier objectif est de coller à la réalité de l’enseignement de l’instruction civique comme prévue par les textes (Ex : la solidarité, le lancer de pierre, ETC…)

Je vous remercie de votre écoute.

Pierre Appolinaire Stephenson.

Lukuber Séjor

Lukuber Séjor dit de lui qu’il n’est ni musicien, ni conteur, ni phraseur, ni historien, ni philosophe. Il croit juste aux vertus libératrices de la parole et de la musique pour exprimer auprès du plus grand nombre, ce qu’il est, ce qu’il ressent, ce qu’il voit et surtout ce qu’il aimerait ne plus voir.

Celui qui est né le 23 mars 1948 à Calvaire, section de Sainte-Anne en Guadeloupe, a grandi aux sons des tambours et du banjogita, des sons qui laisseront sur lui une empreinte indélébile. La musique, les rythmes, les sons ne le quitteront plus.

Bien qu’il s’exprime essentiellement dans un contexte culturel, considérant la culture guadeloupéenne comme une véritable arme contre les maux de notre société, Lukuber, à travers sa vie et son œuvre, nous invite à croire en la force spirituelle de notre culture. Il érige le Ka en maître, en langage, en prière, en musique, en litanie … en lien indéfectible entre les hommes et les forces naturelles.

On peut donc dire de Lukuber Séjor qu’il est un soldat de la libération de l’esprit.

Andreix Rosalie

Andreix Rosalie fêtera son 53e anniversaire en septembre de cette année. Il vit sur l’île de La Digue, la troisième en importance  de l’archipel des Seychelles. La Digue conserve des liens très forts avec La Réunion qui lui a fourni ses premiers habitants.

Animateur de profession, même s’il n’exerce pas actuellement, Andreix Rosalie continue de participer activement à la vie culturelle de sa communauté ainsi qu’au sein de la société seychelloise.

Andreix Rosalie connait La Réunion assez bien puisqu’il a eu la chance de la visiter à sept reprises. La dernière fois c’était en septembre 2014, à l’occasion de « la fête Kaf » à Saint-Pierre.

Mahamoud M’Saidie

Mahamoud M’SAIDIE est né le 5 mai1966 à M’dé Bambao tout près de Moroni, la capitale des Comores. Il fait toutes ses études primaires et secondaires aux Comores. Après son baccalauréat littéraire obtenu en 1986, il enseigne le français au collège rural de Vouni dans le cadre du service national. En 1987, il quitte les Comores pour poursuivre des études de Lettres Modernes à Paris.

Il rédige son mémoire de maitrise au théâtre, Le Piège dans le théâtre de Marivaux. Quant à son mémoire de DEA, il porte sur la poésie, Trois poètes de la mer: BaudelaireJean Fanchette et Edouard Maunick. En 2000, il soutient sa thèse de doctorat sur le sujet : La littérature négro-africaine dans les histoires littéraires, dictionnaires littéraires et anthologies d’expression français..

Mahamoud M’saidie enseigne, également, le français dans plusieurs collèges et lycées à Paris avant de se consacrer entièrement à l’écriture.

Il publie son premier livre, Le Mur du calvaire chez L’Harmatan, en 2001. Auteur très prolifique, il enchaîne une quinzaine d’ouvrages jusqu’à son dernier roman Tu t’appelles Cyclone, paru en 2016 aux Editions alf’Abarre. L’ensemble de son œuvre littéraire se compose de poèmes, romans, contes, essais, pièces de théâtre.

Regrettant que les séances de devinettes ont disparu des cours des maisons comoriennes vers la fin des années 1970 et que même les gens très attachés à la tradition et à la culture de leur pays ne se souviennent plus des devinettes de leur adolescence,  Mahamoud M’Saidie décide de les sauver de l’oubli. Après deux ans d’enquêtes, de rencontres et d’obstination  il publie en 2012,  Devinettes des Comores aux Editions du Cygne. L’année précédente, il avait publié Proverbes des Comores chez le même éditeur.

Mahamoud M’Saidie est aussi un touche-à-tout : il est plasticien, dessinateur, calligraphe et parolier. Il a beaucoup exposé ses toiles aux Comores de 1984 à 1987.