Les cinq auteurs de Nénènes

Les cinq auteurs de Nénènes.

Céline HUET

Céline HUET est née en 1963 à Saint-Pierre.

De 1982 à 2005, elle a publié dans des recueils collectifs de poésie en langue créole parus aux Éditions Udir et aux Éditions K’A (Créolie, Ile-Femme, Poèmes d’elles, Poèmes pour le millénaire, Grand Livre d’Or de la Poésie Réunionnaise, Vers d’autres Iles, Les Iles rebelles, Rougay lo mo, Kinz an K’A).

Aux Éditions Udir elle a participé aux recueils de nouvelles collectives (Rimeurs slameurs et autres rencontres, Je reviens d’une île) et aux recueils de contes collectifs (Noèl au pays de Grand-Mère Kalle, Contes et croyances populaires de La Réunion tome 1 et 2)

Nombres de ses textes ont été mis en musique par le Groupe Mascareignas, Joël Manglou, Dominique Mingui, Natacha Tortillard, Patricia Philippe, Judith Profil (Kaloune), Amélie Burtaire.

Lauréate du Prix LanKréol 2015, catégorie nouvelle (In zourné déor)

Œuvres :

• Maloya pour la mer (poésie et nouvelle) Éditions Réunion, 1989

• Kapkap marmay (conte) Éditions UDIR, 2001

• Ti Jean et autres contes (contes bilingues) Éditions UDIR, 2006

• Bises et bisbilles (Dalonaz é shamayaz) (nouvelles), Éditions UDIR, 2010 (nominé pour le prix RFO du livre en 2010)

• Karèm Kozé (Fonnkèr), Surya Editions, 2010

• Zarlomo (catalogue de mots français/Kréol), Surya Editions, 2015

• Le Lexikréol Français/Kréol, Orphie, Déc. 2016

• Ti-Jean i trouv in dodo (conte bilingue) Éditions Auzou, 2017

• Gardien Bassin-Boeuf (conte bilingue) Éditions Auzou, 2017

• Contes et Nouvelles (recueil collectif) :

• Lo promié papa Noèl (conte) Éditions UDIR, 2010

• Diguiligue la vi (nouvelle) Éditions LanKRéol 2012

• Saint-Leu dann kèr la révol (nouvelle) Éditions LanKRéol 2013

• In zourné déor (nouvelle) Éditions LanKRéol 2015

• Grandiab la fèss an lor (conte bilingue) Éditions UDIR, 2015

• Le boul dofé (conte bilingue) Éditions UDIR, 2017

• La goutte d’eau et La face cachée dans Nénènes porteuses d’enfance, Éditions Pétra, 2017

Traductions :

• Noèl Granmèr Kal (Le noël de Grand-Mère Kalle de Jean-François Samlong) Éditions UDIR, 2010

• Madame Flavigny (Madame Flavigny de France-Line Fontaine) Éditions UDIR, 2015

• Sandragon voiyazèr (Le sandragon voyageur de Peggy Loup Garbal), Éditions UDIR, 2015

• Kontan oir aou ti bébé (Bienvenue petit bébé de Jacques Luder) Éditions Orphie, 2016 (Prix Premières Pages)

• Venante (Venante de Laurence Toussaint) Éditons UDIR, 2017

• Éloi Julenon, lo préfé Noir (Éloi Julenon, le préfet Noir de Isabelle Hoarau) Éditions Orphie, 2017


Isabelle Hoarau

Isabelle Hoarau est née en 1955 à Saint-Pierre. Anthropologue, écrivain jeunesse, conteuse et journaliste, elle a publié de nombreux contes qui sont devenus aujourd’hui des classiques. Engagée dans la défense du patrimoine, de la nature, elle anime des ateliers et des rencontres autour de la littérature de la Réunion.

Formation :

• Doctorante en anthropologie en ethnobotanique – Université de la Réunion

• Journaliste au journal « Les nouvelles » à Tahiti – 1999 – 2000

• Formatrice, conférencière et intervenante en littérature et contes.

Quelques titres de littérature jeunesse :

• Eloi Julenon, le préfet noir, Editions Orphie, 2017

• Mais pourquoi donc le requin marteau est-il marteau ?, Editions du cyclone, 2016

• Le cadeau de la sirène, album jeunesse, Editions Orphie, 2015

• Contes de l’Ile de la Réunion, 2014

• Le dodo, mythes et légendes, 2013

• Contes et légendes de l’Ile de la Réunion, Editions Orphie, 2013

• Le rêve bleu, Surya Editions, 2012

• Comment le désert a disparu, Editions Reflets d’ailleurs, 2011

Romans et recueils :

• Les chants du silence, Editions Orphie, 2008

• Des îles à l’horizon, Editions Orphie, 2009

• Recueil Nouvelles de l’océan Indien, Editions reflets d’ailleurs, 2011

• Recueil Nouvelles de la Réunion, Editions Magellan, 2013

• Nouvelles  Réunnionisme , Editions Orphie, 2015

• Recueil de nouvelles Nénènes, porteuses d’enfance, Editions Petra, 2017

• Théâtre Tapkal, le royaume des nuages, Editions du 20 décembre, 2018

Prix et distinctions :

• Chevalier des Arts et des lettres, 2014

• Sélection du prix Ecrivains de mer à Concarneau pour Des îles à l’horizon, 2009

• Prix jeunesse du salon insulaire d’Ouessant : album Ma boite à bonheur, 2008


Monique MERABET

Née le 25 février 1949, à Piton Saint-Leu, Monique MERABET a enseigné les mathématiques au lycée. Lectrice passionnée, elle écrit depuis une vingtaine d’années, poèmes, contes, nouvelles, haïkus… dans lesquels elle s’attache à retranscrire les émerveillements de son environnement réunionnais, son amour pour l’île natale, en français ou en créole.

Plus récemment, elle s’intéresse aux  compositions subtiles du haïbun et du tanka-prose, formes d’écriture qui s’adaptent bien à traduire les petits bonheurs de la vie.

Elle est régulièrement publiée dans L’écho de l’étroit sentier, la revue de l’AFAH (Association Francophone des Auteurs de Haïbuns) et a participé à des anthologies (poèmes, haïkus, haïbuns dont certains ont été sélectionnés au concours des éditions L’iroli)) à des revues (Regards, Gong…) à des recueils collectifs de nouvelles regroupant des auteurs réunionnais.

Au sein d’une association Laféladi, elle anime aussi des ateliers d’écriture (souvent centrés sur le haïku) auprès de scolaires et des lectures auprès des déficients visuels.

Parmi ses publications, on peut citer notamment: L’île du non retour (poèmes aux Éditions Surya en 2010), 3 feuilles sur la treille (haïkus en collaboration avec Danièle Duteil et Janick Belleau, Éditions L’iroli, 2013), Au bout de l’index (haïkus bilingues français/créole aux Éditions L’iroli, 2015) et en 2017, deux nouvelles dans un collectif  Nénènes, porteuses d’enfance  aux Éditions Petra, et en 2018 Le rire des étoiles, recueil de tanka-prose aux Éditions du Tanka Francophone

On peut aussi la retrouver sur son blog : http://patpantin.over-blog.com qu’elle alimente régulièrement de poèmes brefs, haïbuns et tanka-prose et de photos, au fil des jours.


Huguette Payet

Née à l’Île de La Réunion en 1944 de parents créoles, je continue toujours à y vivre même si, pendant quelques uns de mes congés, je suis allée quelques fois voir ailleurs…

Après l’obtention d’un baccalauréat classique, j’ai suivi la formation d’institutrice à l’École Normale de Saint-Denis, débouchant sur le CAP primaire. J’ai ainsi découvert les écoles rurales de l’Est de l’île et la diversité des genres de vie de mes petits élèves créolophones de milieux très modestes. Il fallait tout inventer pour pallier les manques de toutes sortes. Chaque jour m’enracinait dans ma carrière d’enseignante, nous enracinait, car mon conjoint enseignant lui aussi, et moi, occupions toujours des postes doubles. L’attachement au pays natal avec sa langue créole, sa diversité raciale, culturelle, botanique et géologique reste toujours le sel de notre vie.

Puis, un beau jour, je prends la décision de réaliser un autre rêve : celui de faire des études d’Allemand. J’avais toujours en mémoire l’érudition de l’un de mes professeurs d’Allemand de l’époque: M.Espinasse ! Nouvelle formation à l’IUFM pour enseigner le Français et l’Allemand au collège. Et, cerise sur le gâteau avec l’ACAR : l’accompagnement des élèves aux séjours linguistiques en Allemagne! Le charme des collègues allemands, les progrès en langue pour tout le groupe, le printemps avec ses fleurs et ses asperges nouvelles, la route enchantée des contes, les grands musiciens classiques, le camp de concentration de Buchenwald et le mur de Berlin, debout puis démoli afin d’en tirer les conclusions pour l’humanité, la correspondance épistolaire enfin et surtout l’amitié pérenne nées de notre partenariat, sont toujours vivants dans tous les cœurs. Le départ à la retraite est passé par là en 2003.

Mes cartes-atout ont été:

• l’écriture de poèmes aux vers libres ou celle de courtes nouvelles pour des «concours-dehors» (l’Hexagone) auxquels j’ai été assez souvent primée.

• les dessins-aquarelle pour illustrer les textes (les miens y compris) destinés à la jeunesse, écrits par les membres de l’association Laféladi (créée en 2004), dont je fus la présidente, jusqu’à l’année dernière.

• ‘écriture de contes : Le violon de Tonton Pierre (chez Orphie) ou celle de haïkus , Mon panié létchi à laquelle m’a initiée mon amie Monique Mérabet, l’une des cinq fées de l’association.

• la musique traditionnelle de La Réunion du groupe Vavangue, reprise par le musicologue Jean-Pierre Laselve, décédé l’an dernier. Mes instruments  préférés sont le banjo et l’accordéon diatonique. Un flonflon d’accordéon met une couleur à l’ouverture ou à la fermeture d’un Salon du livre.

En juin 2017, paru aux Editions UDIR dans Contes et croyances populaires de La Réunion, mon texte Le secret du puits. En novembre 2017, parues chez Pétra dans Nénènes porteuses d’enfance, mes deux nouvelles :  Le revers de la médaille  et Un tête à tête inattendu.


Monique Séverin

Née en 1954 à Saint-Joseph, co-rédactrice de la première édition du Dictionnaire Kréol-Français (Océan Editions, 1987) d’Alain Armand, Monique Séverin milite en faveur de la reconnaissance de l’identité réunionnaise. Auteure de nouvelles, textes poétiques et d’un roman, elle suit un fil rouge, celui de la difficulté à se penser dans des univers « bâtards », incertains, mais susceptibles d’enfanter le meilleur. Représentation littéraire des tensions qui habitent une société plurielle peinant à se définir, mais aussi volonté de marquer, dans l’écriture, lesdites tensions, par l’usage du français, du créole, et d’une langue tierce.

Eléments bibliographiques :

• Némésis et autres humeurs noires, nouvelles (Editions Caribéennes, 1989)

• Poèmes en créole dans Zétoil katrèr (UDIR, 1990)

• Femme Sept peaux (L’Harmattan, 2003)

• Madame Sans Langue, dans Nouvelles de La Réunion (Magellan, Miniatures, 2013)

• Opus incertum, texte poétique (Surya Editions, 2014)

• La Bâtarde du Rhin, roman (Vents d’ailleurs, 2016)

• Bad nénène et Elle, la mère dans Nénènes, porteuses d’enfance (Petra, 2017)