Lukuber Séjor

Lukuber Séjor dit de lui qu’il n’est ni musicien, ni conteur, ni phraseur, ni historien, ni philosophe. Il croit juste aux vertus libératrices de la parole et de la musique pour exprimer auprès du plus grand nombre, ce qu’il est, ce qu’il ressent, ce qu’il voit et surtout ce qu’il aimerait ne plus voir.

Celui qui est né le 23 mars 1948 à Calvaire, section de Sainte-Anne en Guadeloupe, a grandi aux sons des tambours et du banjogita, des sons qui laisseront sur lui une empreinte indélébile. La musique, les rythmes, les sons ne le quitteront plus.

Bien qu’il s’exprime essentiellement dans un contexte culturel, considérant la culture guadeloupéenne comme une véritable arme contre les maux de notre société, Lukuber, à travers sa vie et son œuvre, nous invite à croire en la force spirituelle de notre culture. Il érige le Ka en maître, en langage, en prière, en musique, en litanie … en lien indéfectible entre les hommes et les forces naturelles.

On peut donc dire de Lukuber Séjor qu’il est un soldat de la libération de l’esprit.